- Acier (gravure sur)
-
Gravure au burin faite sur une
plaque en acier qui sera ensuite adoucie à l'acide. Ce procédé apparait dans
le courant du 19eme siècle.
-
- Adresse
-
Indication du lieu d’un livre.
-
- Ais (reliure)
-
Plat de bois recouvert de peau
(remplacé plus tard par du carton).
-
- Anaglyphe
-
Photographie en projection
stéréoscopique en 2 couleurs qui donne la sensation du relief binoculaire.
Du grec anaglyphos ciselé.
-
- Anastatique (réimpression)
-
Reproduction par décalque sur
pierre lithographique, puis tirage.
-
- Aquatinte (gravure)
-
Type d'impression à l'eau-forte
où le métal est protégé par une fine poudre de résine. L'action de l'acide
produit sur la plaque une multitude de petits points. On obtient différentes
tonalités en variant les qualités de poudre, la force de l'acide ou la durée
de la morsure.
-
- Armes (reliure)
-
Marques héraldiques de possession
frappées sur une reliure.
-
- Atlas
-
Première utilisation du mot dans
le titre d'un livre par Mercator en 1595
-
- Avant la lettre (gravure)
-
Epreuve d'une estampe réalisée
avant l'impression du texte qui doit l'accompagner : titre, auteurs, lieu,
etc. Ces épreuves, au tirage souvent plus intense que les suivantes, sont
très appréciées des bibliophiles.
-
- Bandeau
-
Ornement décoratif en tête de la
page.
-
- Barbes
-
Irrégularités autour d'une
feuille de papier, particulièrement du papier fait à la main. Elles sont le
plus souvent conservées et légèrement égalisées par le relieur : c'est
l'ébarbage. (En gravure, on appelle " barbillons " les copeaux de cuivre
soulevés par la pointe-sèche ou le burin que l'on distinguera ensuite autour
du trait.
- Basane (reliure)
-
Peau de mouton utilisée pour la
reliure ordinaire.
-
- Bois (gravure sur)
-
Procédé de gravure en relief
exécuté sur une planche de bois. Contrairement aux procédés de gravure en
creux, ce n'est pas le dessin que l'on veut imprimer qui est gravé, mais ce
qui doit rester blanc sur le papier qui est creusé. L'image se retrouve
ainsi en relief et sera enduite d'encre. Il existe deux types de gravure sur
bois. La gravure sur bois de fil, exécutée sur une planche dont la coupe est
longitudinale, et la gravure sur bois de bout, exécutée sur une planche dont
la coupe est transversale. Cette dernière permet d'exécuter un plus grand
nombre d'exemplaires et fut fréquemment utilisée à la fin du XIXe siècle
dans l'édition de volumes et pour les illustrations de journaux.
-
- Box (reliure)
-
Peau de veau préparée au chrome,
à l’aspect lisse et brillant, qui convient particulièrement à la reliure de
luxe moderne.
-
- Bois original
-
Gravure sur bois dessinée et
gravée par un seul et même artiste.
-
- Burin (gravure au)
-
Procédé d'impression en creux qui
prend son nom de l'outil principal utilisé, le burin, qui est une tige en
acier dont la pointe est taillée en biseau pour creuser le métal. La gravure
au burin est un des principaux procédés utilisé en taille-douce pour obtenir
une gravure à la ligne, au trait précis. (Elle a été surtout utilisée au
XVIIe siècle et au XXe siècle.
-
- Bradel (reliure)
-
Procédé inventé par le relieur
Bradel à la fin du XVIIIe siècle, caractérisé par un dos sans nerfs, une
gorge à la charnière des plats, le volume s’ouvrant alors plus facilement.
-
- Brochure
-
Imprimé comportant un nombre
restreint de pages et toujours non relié
-
- Calligraphie
-
Du grec callos (beauté) et graphô
(écrire). La calligraphie englobe toutes les techniques qui permettent
d'écrire à la main de beaux textes.C'est avant l'avènement de l'imprimerie,
alors que les livres étaient exécutés à la main principalement dans les
monastères, que la majorité des types de calligraphie furent inventés. Le
texte était souvent réhaussé de motifs décoratifs et d'enluminures.
Aujourd'hui on l'utilise surtout pour produire certains documents en petite
quantité (diplômes, adresses, etc.) ou encore en publicité, lorsque la
typographie ne suffit pas à satisfaire les besoin d'un ouvrage.
-
- Chalcographie
-
Gravure sur cuivre et, par
extention, sur métal. Aussi, le lieu où l'on fait et où l'on expose des
planches gravées par ce procédé. La plus connue est certainement la
chalcographie du Louvre, fondée sous Louis XIV, où sont conservées une très
grande quantité de planches gravées et où l'on réédite même certaines
d'entre elles.
-
- Carton
-
Feuillet réimprimé en cours de
tirage et en remplaçant un autre, fautif ou censuré. On dit d’un exemplaire
qu’il est cartonné ou non cartonné (ou aussi «avant les cartons»).
-
- Chagrin (reliure)
-
Cuir à petit grain, fabriqué à
partir de peaux d’âne, de mulet, de cheval.
-
- Charnière (reliure)
-
Articulation du plat et du dos
d’un volume.
-
- Coiffe (reliure)
-
Extrémité du dos d’un livre,
l’une est la coiffe de tête (haut), l’autre est la coiffe de queue (bas).
-
- Chine (papier de)
-
Papier de teinte légèrement
grisâtre fabriqué à partir d'herbes et de plantes fibreuses telles que le
chanvre, le jute, le bambou, … La fabrication du papier de Chine remonterait
à l'an 105 de notre ère. Il se prête particulièrement bien à l'impression
des gravures.
- Chromolithographie
-
Lithographie en couleur exécutée
à l'aide de plusieurs pierres. A la fin du siècle dernier, ce procédé fut
très répandu pour reproduire des images pieuses, des cartes postales, des
publicités, des affiches et, bien sûr, pour l'illustration de livres.
Lorsqu'on parle de gravures contemporaines on utilise plutôt le terme
"lithographie en couleur", car certaines chromolithographies d'autrefois ont
malheureusement été qualifiées de "chromos", terme injustement péjoratif
associé à l'idée de reproduction de mauvais goût.
- Coloriage
-
Effet de colorier. On parle
également de rehauts pour les hors-texte, les estampes et les gravures. A la
main, au pochoir ou à la presse, etc. Opération qui s’effectue, après le
tirage de l’imprimerie, sur chaque feuille avec des couleurs à l’eau. À ne
pas confondre avec la gravure en couleur qui fait appel à un procédé
d’impression.
- Colophon
-
Du grec kolophôn, «fin,
terminaison». Note imprimée ou manuscrite, à la fin d’un ouvrage, indiquant
les éléments matériels de l’édition. Dans un livre ancien, et avant
l’apparition de la page de titre, il rassemblait les indications sur
l’édition : auteur, titre, imprimeur, date, etc. Pour les livres modernes,
on dit «achevé d’imprimer».Le colophon des incunables est l'ancêtre de
l'achevé d'imprimer moderne. En anglais on utilise parfois le mot colophon
pour désigner ce dernier.
- Contreplat (reliure)
-
Intérieur du plat d’une reliure.
- Cuir de Russie (reliure)
-
Cuir traité dans un bain
d’écorces de bouleau, il résiste particulièrement aux moisissures. D’où sa
réputation auprès des bibliophiles ; mais il est fragile.
- Cul de lampe
-
Figure gravée ou typographique
centrée en fin de chapitre.
- Couché (papier)
-
Papier traité à l'aide de
pigments adhésifs, de laque ou de vernis, pour le rendre lustré. Ce procédé
rehausse la qualité d'impression.
- Cuvette
-
Nom de l'empreinte que laisse la
forme de la plaque de métal sur le papier.
- Décor à froid (reliure)
-
Reliure décorée ou estampée, d’où
l’or est absent.
- Doublure (reliure)
-
Revêtement de luxe du contreplat
de la reliure, en veau, maroquin, daim, soie, etc. (reliure doublée).
- Dos (reliure)
-
Partie visible du livre,
lorsqu’il est rangé dans la bibliothèque. Il porte généralement le nom de
l’auteur et le titre.
- Eau-forte (gravure à l')
-
Procédé de gravure en creux (intaglio)
qui s'obtient grâce à une réaction chimique. La plaque de métal est d'abord
recouverte d'un vernis ou d'une résine. On peut alors librement exécuter un
dessin sur la plaque, enlevant ainsi la couche de vernis à certains
endroits. La plaque est ensuite placée dans un bain d'acide qui, par
réaction chimique, creuse le métal. On parle de morsure. Lorsque la plaque
est nettoyée de son vernis, elle est prête à recevoir l'encre, les autres
étapes de l'impression se faisant de la même manière que pour les autres
techniques de l'intaglio. Une eau-forte désigne aussi l'estampe obtenue
grâce à ce procédé. (Voir Aquatinte.) .Sur une plaque de cuivre enduite de
vernis, un artiste dessine une composition à l’aide d’une pointe d’acier. La
plaque est soumise à un bain d’acide («eau forte») qui creuse le cuivre là
où le vernis a été entamé par la pointe. Le cuivre débarrassé de son vernis
est encré. L’encre logée dans les parties entamées de la plaque se reporte
sur le papier par forte pression (presse en taille-douce, distincte de la
presse typographique). Voir aussi «taille-douce».
- Eau-forte originale
-
Eau-forte dont le dessin et la
gravure ont été réalisés par un seul et même artiste.
- Edition originale
-
Première publication d’un ouvrage
en librairie généralement faite sous le contrôle ou avec le consentement de
l’auteur (à l’exception, bien sûr, des publications posthumes). Elle est
particulièrement recherchée. Voir aussi «première édition». Dans le cas
d’une publication antérieure dans une revue, on parle d’édition
«pré-originale».
- Edition
-
Ensemble du tirage d’un ouvrage.
Parfois, pour laisser croire au public à un grand succès, certains éditeurs
ont apposé sur une partie de la première édition des mentions fictives
d’édition (Deuxième édition, Troisième, etc.). Par exemple Notre Dame de
Paris de Victor Hugo. Voir «édition originale».
- Emission
-
Ensemble d’exemplaires d’une même
édition caractérisés par le moment où ils sont mis en vente. Divers éléments
matériels permettent de les distinguer : titre de relai, couverture, mention
fictive d’édition, etc. Par exemple, Les Chants de Maldoror ont été publiés
en 1869 (première émission), puis, s’étant alors mal vendus, remis en vente
en 1874 (deuxième émission).
- Enluminure
-
Illustration ou décoration à la
main de manuscrits ou plus rarement de certains imprimés précieux. On
emploie aussi le terme de «miniature» ou plus généralement aujourd’hui de
«peinture».
- Epreuves
-
Premières versions d’un texte
imprimé soumises à l’auteur ou à l’éditeur pour corrections. Les exemplaires
d’épreuves très corrigées, par Balzac ou Proust par exemple, peuvent être
considérés comme des manuscrits.
- Estampe
-
Désigne toute image réalisée au
moyen d'un élément d'impression. L'estampe compte les impressions en creux
ou intaglio (taille-douce, eau-forte, etc.), les impressions en relief
(gravure sur bois, etc), la lithographie et la sérigraphie. Il faut aussi
distinguer entre l'estampe originale, l'estampe d'interprétation et la
reproduction. Estampe originale : elle doit être conçue par l'artiste et
c'est lui qui intervient dans la réalisation d'élément d'impression.
L'estampe est imprimée par l'artiste ou sous sa direction. Estampe
d'interprétation : c'est une estampe dont l'élément d'impression a été
réalisé par un artisan graveur à partir d'une oeuvre créée à l'aide d'un
autre médium par un autre artiste. Reproduction : transfert photomécanique
d'une image créée à l'aide d'un autre médium sans qu'il y ait intervention
de l'artiste. Le terme d'estampe tend de plus en plus à remplacer celui de
gravure, ce dernier s'appliquant mal à des procédés tels la lithographie ou
la sérigraphie. (angl. Print). Gravure imprimée par n’importe quel procédé
(bois, cuivre, pierre, acier, linoléum...). Elle peut être unique (monotype)
ou à tirage très restreint.
- Estampage (reliure)
-
Procédé de décor de reliure par
frappe de fer ou de plaque.
- Etat
-
Version d’une même édition ou
d’une même planche (pour les estampes) qui peut différer des autres par des
ajouts ou des suppressions parfois minimes.
- Faux-titre
-
C’est l’abrégé du titre imprimé
sur le feuillet précédant le titre.
- Fers (reliure)
-
Iinstruments pour réaliser des
impressions dorées ou à froid sur une reliure.
- Filigrane
-
Le filigrane ou marque d’eau est
l’empreinte laissée dans la feuille de papier lors de sa fabrication et
visible par transparence. Il est la marque du fabricant.
- Frontispice
-
Composition gravée ou imprimée
placée, en général, en regard du titre.
- Galuchat (reliure)
-
Peau de poisson (requin ou raie)
utilisée surtout au XVIIe siècle et remis à la mode dans les années 20 .
- Gardes
-
Feuillets de papier, généralement
blanc, parfois décoré, placés ou collés en tête et en fin d’un volume pour
assurer la liaison entre la couverture (ou la reliure) et le corps de
l’ouvrage. Dans des exemplaires luxueux, le relieur peut également utiliser
des matériaux précieux (peau, étoffes, etc.) pour les gardes.
- Grands papiers
-
De tout temps, les éditeurs ont
voulu distinguer des exemplaires de luxe : à l’origine, avec de plus grands
formats, d’où l’appellation «grands papiers». Avec aussi des tirages
restreints et numérotés, imprimés sur des matières nobles (peau de vélin et
papier de Hollande pour les livres anciens, papier de Chine, du Japon et
aussi papier de Hollande plus tard). Ces «grands papiers» sont aussi appelés
«exemplaires de tête» ou «tirages de tête».
- Gravure
-
Souvent utilisé dans le même sens
qu'estampe, on tend de plus en plus à ne l'employer que pour les estampes
gravées en creux ou en relief. Gravure originale : Gravure dessinée et
gravée par un seul et même artiste.
- Gravure originale
-
L’élément imprimant (cuivre,
acier, zinc, pierre, bois) doit avoir été dessiné et gravé de la main même
de l’artiste. Le nombre des épreuves est d’ordinaire indiqué. Lorsqu’elles
sont intégrées à un livre, «la justification» du tirage se trouve à la fin
de l’ouvrage.
- Gouttière (reliure)
-
Partie du livre opposée au dos
(tranche extérieure).
- Héliogravure
-
Procédé de reproduction pour
tirage en "creux". Dérivé de la technique de l'eau-forte.
- Hollande (papier)
-
A l’origine un papier vergé,
d’excellente qualité et fabriqué en Hollande.
- Hors-texte
-
Toute page qui, ne faisant pas
partie du corps d'un livre, est ajoutée à des fins d'illustration ou pour la
documentation d'un ouvrage.. Les hors-texte ne sont généralement pas
foliotés. Gravures, eaux-fortes, cartes, plans, fac-similés complètent
l'ouvrage. On peut opposer à hors-texte l'expression in-texte.
- Illustration
-
Dès 1461, l'allemand Albert
Pfister, de Bamberg, publiait un recueil de fables illustrées, "Edelstein",
d'UlrichBoner. En France, il semble que ce soit en 1478 à Lyon, chez Martin
Husz, que parut le premier livre illustré : "Le mirouer de la rédemption de
l'umain lignaire". L'idée moderne du livre illustré naît en France à la fin
du XIXe siècle alors que des éditeurs comme Ambroise Vollard, Edouard
Pelletan, et quelques autres réalisent les premiers "livres de peintres",
auxquels collaborent, entre autres, des artistes comme Manet et Bonnard.
- Incunable
-
Ouvrage datant des débuts de
l’imprimerie, paru avant la fin de l’année 1500.«Incunabulum» = berceau.
- In plano
-
Feuille non pliée sur laquelle on
imprime 2 pages
- In folio
-
Feuille pliée en deux (4 pages)
- In quarto
-
Feuille pliée en quatre (8 pages)
- In octavo
-
Feuille pliée en huit (16 pages)
- Japon (papier)
-
Papier fabriqué avec l’écorce du
mûrier ou d’autres végétaux japonais. Il est très apprécié. Il existe en
trois qualités (japon ancien, japon impérial et japon nacré) qui offrent des
tonalités différentes
- Janseniste (reliure)
-
Reliure en pleine peau de belle
qualité, sans aucun ornement extérieur.
- Jaspure (reliure)
-
Décoration de la tête et des
tranches par de petites taches de couleur.
- Justification
-
Largeur de l’impression
typographique.
- Justification du tirage
-
Elle apparaît au XVIIIe siècle.
Placée au début ou à la fin d’un volume, c’est l’indication donnée par
l’éditeur du tirage d’une édition, spécifiant les différents types
d’exemplaires publiés et de papiers utilisés.
- Libellé
-
Écrit court et polémique.
- Lettre (avant la)
-
Epreuve d'une gravure ou d'une
estampe tirée avant qu'on ait placé au bas l'inscription qui en indique le
sujet et par conséquent avant que la planche ne soit usée par le tirage.
- Lithographie
-
Procédé d'impression réalisé au
moyen d'une pierre traitée de façon à ce que l'encre reste sur le dessin à
imprimer (effectué sur la pierre avec un crayon gras), mais que cette encre
soit rejetée par les parties en blanc ( qui sont préalablement mouillées).
C'est un procédé d'impression à plat, et non de gravure. Mise au point au
début du XIXe siècle. L’élément imprimant est une pierre calcaire sur
laquelle l’artiste dessine au crayon ou à l’encre grasse. La pierre et le
papier passent ensuite sous la presse. Voir aussi «estampe».
- Livre de peintre
-
Il unit auteurs et artistes
peintres, et par ce terme on désigne généralement les livres illustrés de
gravures originales par de grands artistes, tels que Delacroix, Manet,
Toulouse-Lautrec, Bonnard, Ernst, Dali, Picasso, Derain... Ils sont le plus
souvent à tirage restreint et sur papier de luxe. On a aujourd’hui tendance
à designer par
- Livre d'artiste
-
Ouvrage entièrement conçu et
réalisé par le peintre. Le débat reste cependant ouvert.
- Manchette
-
Texte écrit ou imprimé en marge
d’une page et résumant le contenu d’un chapitre ou d’un paragraphe.
- Manière noire (mezzotinto)
-
Appelé aussi "manière noire", ce
procédé de taille-douce consiste à créer sur la surface de la plaque un
réseau de petites cavités grâce à un outil appelé berceau. La plaque étant
ainsi travaillée, on se sert d'autres outils pour écraser le grain de la
plaque lui rendant alors un aspect plus ou moins lisse, ce qui donnera sur
l'estampe des blancs ou des gris sur le fond noir.
- Maroquin (reliure)
-
Cuir de chèvre, venant à
l’origine du Maroc. C’est le plus noble des cuirs. Il est épais et solide.
- Minuscule
-
Livre de très petit format, ne
dépassant pas 70 millimètres de hauteur.
- Mors (reliure)
-
Limite entre le dos et les plats
du livre.
- Mouillures
-
Taches formées sur le papier par
l'absorbtion d'une certaine quantité d'eau.
- Nerfs (reliure)
-
Ils servent à la couture des
cahiers et font saillie au dos de la reliure. Certaines reliures sont à dos
lisse ou à faux nerfs.
- Papiers
-
« Arches», «Lafuma», «Rives», «Montval»,
«Auvergne», papiers de qualité qui doivent leur nom aux moulins à papier qui
les fabriquaient. La matière première (souvent des chiffons) doit être mise
en charpie et subir un pourrissage avant d’être réduite en pâte par les
maillets du moulin.
- Parchemin (reliure)
-
Peau de mouton ou d’âne, traitée
à la chaux, à l’aspect blanc et translucide, parfois légèrement marbré.
- Patron (coloriage au)
-
Coloriage à la main au moyen de
pochoirs découpés.
- Peau de truie (reliure)
-
Peau de cochon, utilisée
principalement au XVIe siècle, souvent estampée à froid.
- Percaline (reliure)
-
Toile fine utilisée en reliure
dès l’époque romantique.
- Plaque (reliure)
-
Décor gravé sur métal appliqué
d’un seul tenant sur un plat de reliure.
- Plats (reliure)
-
les deux parties latérales
(supérieure et inférieure) de la reliure.
- Photographie
-
Elle intervient à plusieurs
titres. La photographie originale a d’abord été collée, dans le livre, comme
moyen d’illustration, dès avant 1850 (exemple Égypte, Nubie, Palestine et
Syrie de Maxime Du Camp et Flaubert, en 1852).
- Photogravure
-
Procédé de reproduction pour
tirage typographique. Dérivé de la technique en relief de la gravure sur
bois.
- Phototypie
-
Procédé de reproduction par
contact direct avec la gélatine. Dérivé du tirage photographique
- Planche
-
Estampe tirée à l'aide d'une
planche gravée, servant à illustrer un livre ; par extention : toute
illustration hors-texte placée dans un livre. (angl. Plate).
- Pochoir
-
Procédé manuel de mise en
couleurs. Le coloriage se fait à travers une fenêtre en carton, zinc, cuivre
ou aluminium, découpée selon les contours de la couleur choisie. Les
couleurs sont passées au pinceau ou à l’aide d’une brosse, les unes après
les autres ou par superposition.
- Préfaçon
-
Édition sans autorisation d’un
texte, parue avant l’édition originale préparée par l’auteur. Elle était
fabriquée généralement en Belgique au XIXe siècle à partir de textes ou
feuilletons parus dans des périodiques (édition pré-originale).
- Pointe sèche (gravure)
-
Estampe en taille-douce réalisée
à l'aide de l'outil du même nom qui, au lieu de graver le métal lui-même,
l'écrase en laissant de chaque côté des crêtes appelées barbes.
- Queue (reliure)
-
Partie inférieure du livre (ou
pied).
- Remarque
-
Petite esquisse gravée dans la
marge d'une estampe qui servait au graveur à se rendre compte du degré de
morsure de la plaque (voir eau-forte). Ces remarques étaient effacées par la
suite ; leur présence est donc l'indice que l'estampe est une épreuve
d'essai. Cette pratique n'existe plus de nos jours. (angl. Inset engraving).
- Recueil factice
-
Il réunit sous une même reliure
des brochures ou plaquettes éditées séparément, en général sur un même
thème.
- Règle (exemplaire réglé)
-
Encadrement du texte tracé à la
main et à la plume, presque toujours à l’encre rouge, en vue de souligner la
disposition harmonieuse de la typographie d’une page. C’est une marque de
soin particulier porté à un exemplaire.
- Remboitage
-
Livre placé dans une reliure qui
n’est pas sa reliure d’origine.
- Rousseurs
-
Taches brunes ou sépia que l’on
trouve sur le papier. Elles sont rares dans les volumes d’avant la fin du
XVIIIe siècle, plus fréquentes dans les ouvrages romantiques. Dues à la fois
à l’humidité et à la nature du papier, elles déprécient plus ou moins
l’ouvrage qui en contient. Des spécialistes peuvent «laver» un livre.
- Rubrique
-
Rehaut coloré à la plume ou au
pinceau de certaines lettres dans les premiers livres imprimés (incunables
et XVIe siècle).
- Sanguine
-
Dessin fait avec un crayon d'ocre
rouge. Gravure imitant ce dessin.
- Sépia
-
Liquide noirâtre extrait de la
seiche et utilisé à partir du XVIe siècle pour le dessin au lavis.
- Sérigraphie
-
Procédé d'impression qui consiste
à faire passer de l'encre avec une raclette à travers un écran de soie dont
certaines parties ont préalablement été bouchées selon diverses méthodes.
(angl. Silkscreen).
- Similigravure
-
Procédé de gravure qui permet de
reproduire les teintes au lavis.
- Suite
-
Série de gravures, en général
d’un même artiste. Plus fréquemment, de nos jours, une série de gravures
accompagnant un livre, tirée à un petit nombre d’épreuves, souvent en
différents états et sur des papiers différents de celui du livre.
- Suite de gravures
-
Tirage spécial des gravures d'un
ouvrage, souvent imprimées sur un papier de qualité différente, et insérées
dans certains exemplaires de luxe de cet ouvrage. Il peut aussi s'agir
d'épreuves d'états ; dans ce cas la suite devient un document des plus
intéressants sur l'évolution de l'oeuvre gravée. (angl. Set of prints).
- Signature
-
Marque distinctive imprimée au
bas de certains feuillets, destinée à faciliter le bon ordre de l’assemblage
des cahiers. C’est généralement une ou plusieurs lettres suivies de
chiffres.
- Taille-douce
-
Terme qui regroupe toutes les
techniques de gravure sur cuivre : eau-forte, pointe sèche, burin. Procédé
de gravure en creux où le dessin est gravé directement sur une plaque de
métal à l'aide de divers outils. Les procédés de taille-douce sont : le
burin, la pointe-sèche et la mezzotinto.
- Tabellaire (impression)
-
Impression réalisée à partir de
tablettes de bois ou de métal gravées. Voir Xylographie.
- Taille d'épargne
-
Gravure sur bois consistant à
creuser la planche de chaque côté du trait, qui ainsi apparaît en relief.
- Tête (reliure)
-
Partie supérieure du livre.
- Tirage
-
En gravure, c’est le nombre
déterminé d’épreuves obtenues à partir de la même matrice. Pour le livre, le
tirage est l’ensemble des exemplaires d’un ouvrage imprimés en une seule
fois. C’est à partir de la seconde moitié du XIXesiècle que les bibliophiles
ont suscité des tirages limités et numérotés, sur un ou plusieurs beaux
papiers. Voir aussi «justification de tirage» et «suite».
- Tiré à part
-
Impression séparée, à tirage
restreint, d’un texte paru dans une revue ou un recueil collectif. Il
constitue souvent la véritable édition originale (dite «pré-originale») d’un
texte.
- Titre
-
On entend généralement par
«titre» la page comportant les éléments matériels permettant d’identifier
l’ouvrage : l’auteur, le titre du livre, l’illustrateur, l’éditeur, les date
et lieu d’édition, etc. Il est souvent précédé d’un feuillet de faux-titre
qui donne, presque toujours, le titre seul, simplifié.
- Titre de relai
-
pour écouler une partie
d’invendus d’un ouvrage, on remplace le titre par un nouveau feuillet de
titre, appelé alors «titre de relai» (voir «émission»).
- Titre courant
-
Rappel parfois abrégé du titre de
l’ouvrage placé dans la marge supérieure de chaque page.
- Tranches (reliure)
-
Les trois côtés du livre formés
par l’épaisseur des pages. Selon les époques, elles peuvent ètre jaspées,
dorées, argentées, ciselées, peintes, marbrées, mouchetées, rougies ou
jaunies.
- Toile (reliure)
-
Utilisée en reliure à partir de
l’époque romantique.(Cf. percaline)
- Typographie
-
Procédé d'impression sur formes
en relief par assemblage de caractères mobiles.
- Veau (reliure)
-
Le plus employé de tous les cuirs
en France. l'Italie preferre les velins.
- Vélin (papier)
-
Papier sans grain, lisse et
satiné, qui rappelle par sa très grande finesse la peau de vélin. Se dit
aussi en général de tout papier qui n'est pas vergé.
- Velin (reliure)
-
Peau de veau ou d’agneau de belle
qualité, traitée comme le parchemin, mais plus fine et plus blanche
- Vergé (papier)
-
On appelle papier vergé celui qui
laisse apercevoir par transparence les empreintes des fils métalliques
(vergeures et pontuseaux) formant le fond du moule dans lequel il a été
fabriqué. La même texture est donnée à des papiers à la mécanique qui
portent le nom de vergé.
- Vignette
-
À l’origine un ornement dans un
texte imprimé, en forme de pampres qui lui donnent son nom. Elle devient une
estampe de petite dimension, sur bois ou sur métal, agrémentant et décorant
un texte, employée en bandeau, en cul-de-lampe ou en in-texte. Voir aussi
«estampe».
- Xylographie
-
Gravure sur bois, du grec Xilos.
- Xylographique (livre)
-
Livre entièrement imprimé par le
procédé de la gravure sur bois. Dans les années qui précédèrent l'apparition
des caractères mobiles, on imprimait déjà des livres à l'aide de planches de
bois gravées. Ces livres étaient composés surtout d'images, la technique ne
permettant guère l'impression de textes élaborés. Ces premiers livres
tabellaires concurrencèrent pendant quelque temps ceux imprimés avec des
caractères mobiles. Mais la supériorité de la typographie était si nette
qu'elle supplanta rapidement l'ancienne technique, du moins pour ce qui est
de l'impression du texte. Quant aux graveurs sur bois, notamment les
cartiers à Lyon, ils continuèrent à produire des images qui furent bientôt
intégrées dans les livres imprimés.